La liste grise du GAFI est la ligne la plus sous-estimée d'une comparaison de juridictions. Ce n'est ni une interdiction ni une sanction : rien ne devient illégal. Ce qui change, c'est le temps que tout prend, et dans quelle proportion.
« Surveillance renforcée » signifie que le GAFI et la juridiction ont convenu d'un plan d'action pour corriger des défaillances identifiées du dispositif anti-blanchiment, et que la juridiction rend compte de ses progrès à chaque plénière. La liste est rééditée trois fois par an : des pays y entrent et en sortent. Ce dernier point compte — une société constituée aujourd'hui dans une juridiction listée peut se trouver dans une juridiction assainie dix-huit mois plus tard, et l'inverse est tout aussi vrai.
Voici les 5 juridictions parmi les 90 suivies ici. La déclaration du GAFI du 2026-06-19 en compte 22 au total — les autres sont simplement hors du périmètre de ce registre, et non blanchies. Le GAFI tient aussi une seconde liste, plus sévère, l'appel à l'action : à la même date elle comprend la Corée du Nord, l'Iran et le Myanmar, dont aucun n'est suivi ici. Si un pays qui vous intéresse ne figure pas sur cette page, cela n'en dit rien — lisez la déclaration source.
Traitez-la comme une donnée de calendrier, pas comme un veto. Les banques correspondantes appliquent une vigilance renforcée à tout ce qui touche un pays listé : l'ouverture d'un compte passe de semaines à mois, les demandes de documents s'allongent, et certaines banques refusent sans motif. Les paiements ralentissent. Si une telle juridiction figure dans votre structure, la conclusion pratique est simple : préparez la banque avant de constituer, pas après — c'est l'ordre de ces deux étapes qui décide si le projet s'enlise. Et vérifiez la déclaration en vigueur plutôt que la date de cette page : la liste bouge.