C'est le seul champ du registre où un drapeau n'est qu'un point de départ. Les sanctions ne fonctionnent pas au niveau des pays. Elles fonctionnent au niveau de personnes nommées, d'entités nommées, de secteurs précis et d'opérations précises — un même pays peut être entièrement ouvert pour une activité et fermé pour une autre.
Il signifie que des régimes de sanctions des États-Unis, de l'Union européenne, du Royaume-Uni ou du Conseil de sécurité de l'ONU atteignent cette juridiction, et que le registre l'enregistre au seul niveau du pays. Il ne dit ni quel programme s'applique, ni à qui, ni depuis quelle date, ni avec quelles exemptions. Un drapeau ici est une raison d'ouvrir les listes ; jamais un substitut à leur ouverture.
À lire comme « 2 des 90 juridictions suivies ici portent un drapeau national », jamais comme « 2 juridictions dans le monde sont sanctionnées ». Les programmes de sanctions touchent bien plus de pays que ceux signalés ici ; les désignations sectorielles et individuelles existent indépendamment de tout drapeau national ; et une juridiction non signalée dans ce registre peut parfaitement abriter une personne désignée ou un secteur restreint. L'absence de drapeau n'est pas un quitus.
Avant toute chose, vérifiez les parties concrètes — votre contrepartie, ses propriétaires, sa banque, et les biens ou services en jeu — au regard des listes applicables, et faites-le sous le droit qui vous lie réellement : le régime qui compte est celui de votre juridiction, de votre devise de règlement et de votre banque, pas celui du pays figurant dans le tableau. Ce n'est pas une question de coût mais de licéité même de l'opération, et l'erreur ne se mesure pas en argent. C'est aussi le point du site où la frontière est la plus nette : le registre décrit, et une conclusion sur votre situation relève du travail juridique.